Quatre façons de travailler la mémoire sur papier
- La liste de courses : mémoire immédiate et reconnaissance. C’est l’exercice classique où l’on apprend une liste pour s’en souvenir, mais sans pression : on entoure au lieu d’écrire, et les mots sont des objets du quotidien.
- Souvenirs : mémoire ancienne, autobiographique. Des questions sur l’enfance, le travail, les fêtes ou la musique, qui ouvrent souvent de longues conversations.
- Orientation : la date, la saison et le lieu. Ce que beaucoup d’accueils de jour revoient chaque matin.
- Proverbes, catégories et lettres mélangées : langage et fluence verbale, avec les proverbes de toujours.
Organiser une séance
Trente à quarante minutes, c’est bien. Commencer par l’orientation, cinq minutes à voix haute ; enchaîner avec la liste de courses, et garder les souvenirs pour la fin, quand on parle le plus. En petits groupes, sans corriger devant les autres, en valorisant tout ce qui vient. Si quelqu’un se crispe, on change de fiche : il y en a beaucoup, et chacune est numérotée pour que tout le groupe ait la même.
Pour les aidants à la maison, c’est pareil en plus petit : une fiche après le petit-déjeuner, sans se presser, peut devenir un moment de discussion quotidien. Si écrire est difficile, on répond à voix haute et l’autre note.
Un mot honnête
Ces fiches divertissent, aident à garder des habitudes et font parler, ce qui n’est pas rien. Mais aucune preuve solide ne montre que les exercices de mémoire empêchent le déclin cognitif, et ils ne remplacent ni le bilan ni le programme d’un professionnel. Nous en parlons, sources à l’appui, dans ce que dit la science sur les jeux de réflexion.
D’autres fiches en gros caractères : exercices d’attention, exercices de calcul, mots mêlés, mots croisés faciles et les fiches de stimulation cognitive, avec neuf types différents.